Attentat à la pudeur : la version de la victime donnée à la police ne corrobore pas celle donnée en cour

 

La décision est tombée en cour intermédiaire, depuis mercredi 26 juin. En effet, la victime présumée allègue qu’un individu est entré chez elle, a tenté de l’étrangler et lui a fait subir des attouchements sexuels. Sauf que sa version donnée à la police ne corrobore pas celle donnée en cour. De ce fait, l’affaire contre Deenoo Louis David, accusé d’attentat à la pudeur, a été classée par la magistrate Darshana Gayan.

 

D’après la victime présumée, une habitante de Ste-Croix, les faits remonteraient, 25 août 2015. Elle raconte qu’elle regardait la télé dans sa maison, lorsqu’elle a entendu un bruit. Elle affirme qu’elle a continué à regarder son film mais qu’elle a vu l’accusé devant elle. Elle a appelé au secours après qu’il l’a déchiré sa robe et il a essayé de l’étrangler. Elle avait aussi dit à la police qu’il s’est enfui peu après. Or, en cour, elle dit avoir entendu un bruit à l’arrière de sa cour et c’est en sortant pour s’en enquérir que l’individu l’aurait suivie avant de déchirer ses vêtements pour commettre des attouchements sur elle. Selon ses dires, l’homme aurait même essayé de la violer mais a dû prendre la fuite à l’arrivée de son beau-père.

 

La victime est revenue avec une version légèrement différente quand elle fit contre-interrogée par la défense. Elle avance qu’il n’avait pas pu enlever sa robe. Le rapport médical de la fille qui s’est fait examiner indique qu’il n’y a eu aucune trace d’étranglement visible sur le cou. D’ajouter que si elle avait été étranglée, elle n’aurait pas eu la force de crier. « It is apparent that the said dress was slightly torn at upper chest region… and it cannot be sufficient for accused to remove the said dress », a remarqué la magistrate, qui a également pris note sur le ‘bad-blood’ qui existe entre les deux parties. Elle estime qu’il y a des inexactitudes dans la façon dont la présumée victime a dressé une chronologie des événements. De ce fait, la magistrate a indiqué que la version de l’habitante de Ste-Croix est incohérente et dotée de contradictions.